lundi 22 août 2016

News de l'été... et extrait !

Oh la la, mais ça fait si longtemps que ça que je n'ai pas écrit d'article ?
La honte !

Si vous me suivez sur les réseaux (où j'ai quand même été un poil plus présente), vous savez déjà que je n'ai pas chômé, et c'est plus par manque de temps que par manque de choses à vous dire. D'ailleurs, j'ai plein d'idées d'articles, je ne sais pas bien quand je pourrai les écrire parce que la période est toujours aussi chargée, mais je vais essayer de revenir plus souvent quand même !

En attendant, voici un résumé des événements :

Les Imaginales 
C'était génial, incroyable, merveilleux. Vous avez été formidables et IRL s'est retrouvé en rupture de stock dès le samedi matin ! Encore mes excuses à celles et ceux qui ont été déçus <3
Si vous l'avez ratée, vous pouvez retrouver la vidéo que j'ai faite avec Cindy sur ma nouvelle chaîne Youtube !



Souveniiiir !


Youtube
En parlant de chaîne, justement... Je n'ai que deux vidéos à mon actif mais j'ai bien aimé l'expérience, et je compte bien en refaire de temps en temps. Je ne dis pas régulièrement (force m'est de constater que ça va être difficile de tenir le rythme ^^), mais j'en referai ! 
Là aussi, j'ai une ou deux idées dans les tiroirs.
N'hésitez pas à vous abonner pour ne rien manquer ;)

Clic clic !

IRL
Au fait, en parlant d'IRL... Vous vous souvenez d'un certain pari, stipulant que ma Cindy adorée devrait porter des oreilles d'elfe (oui oui, celles du roman) IRL si le roman était réédité ?
Amis qui allez aux Halliennales, ouvrez grand vos mirettes... Pour la première fois, vous aurez la joie de voir un personnage de roman sous vos yeux ébobis. OREILLES D'ELFE POWER !
Et un immense merci à vous tous pour votre soutien incroyable sur ce roman. C'est grâce à vous qu'on va pouvoir vivre ce moment d'anthologie ^^






Le boulot d'éditrice
Pour ne rien vous cacher, c'était ma principale préoccupation ces derniers mois. Comme chaque été, le boulot s'accumule, c'est la joie des indépendants ;)
Plein de projets très chouettes et très variés sont dans les tiroirs, du jeu vidéo au livre de cuisine, en passant par de la romance. Le rythme est très intense et laisse peu de place à autre chose, ce qui explique que vous ne m'ayez pas beaucoup vue par ici !
Dans les news, en plus des romans Milady/Bragelonne/Castelmore dont je m'occupe régulièrement, j'ai corrigé un livre illustré (appétissant ^^) chez Mango et je vais commencer à travailler pour Hugo Romance.
J'ai aussi une autre piste qui me permettrait d'élargir mes compétences et de diversifier un peu mon activité, mais c'est encore loin d'être fait, alors je croise les doigts ! 






L'écriture
Là non plus, je n'ai pas chômé !
Premier jet de A la petite cuillère : check.
Première relecture solo avec réorganisation de tous les chapitres et corrections en conséquence : check.
Relecture par les bêtas : check.
Correction après retour des bêtas : check.
Envoi à l'éditeur : check !
Ne reste plus qu'à stresser en espérant qu'il aimera ;) Je vous en parlerai plus dès que ce sera officiellement signé, bien sûr, même si l'info a déjà fuité à quelques reprises aux Imaginales ^^

Oh, et j'ai aussi un autre roman en cours d'écriture, un peu spécial... mais c'est encore trop tôt pour vous en parler ;)

En attendant, je vous l'avais promis : un extrait de la Cuillère !
Et comme vous avez été nombreux à me demander pourquoi j'ai appelé ce roman comme ça (je rappelle que c'est provisoire et que ça peut encore changer, même si j'y suis assez attachée), voici l'extrait qui répondra à toutes vos questions. :)





A la petite cuillère - extrait du chapitre 4


— Tu es ma pourvoyeuse officielle de petites cuillères, lui dis-je tout à coup, un faible sourire aux lèvres.
Elle me regarde sans comprendre. Un éclat de surprise s’invite sur son visage. Je souris de plus belle, sèche mes pieds, boitille jusqu’à la cuisine en grimaçant et rafle toutes les cuillères que je peux trouver dans les tiroirs – dix-huit, en comptant les cuillères à soupe et les cuillères à café. Puis, je vais me rasseoir, glisse de nouveau mes pieds dans l’eau chaude – Ah ! ce que ça fait du bien… – et brandis mes ustensiles sous son nez. J’en pose cinq sur mes genoux, garde le reste dans les mains.
— Ça, c’est l’énergie dont je dispose pour toute la journée, j’explique en lui montrant mes cuillères. Chaque geste douloureux m’en enlève une ; quand je n’en ai plus, je suis out et il ne me reste plus qu’à essayer de dormir.
Elle hoche la tête. Elle pense comprendre ce que je vis, elle essaie vraiment, mais je sais que ce n’est pas le cas. Elle ne peut pas. Moi non plus, à sa place, je n’aurais pas compris. Quand on va bien, imaginer avoir mal en permanence est insoutenable. On se protège, on ferme les yeux, juste pour ne pas imaginer le pire. Alors j’explique :
— Je sors du lit. (Je jette une cuillère sur le canapé.) Je vais aux toilettes. (Une autre.) J’enlève mon pyjama. (Encore une.) Je prends ma douche. (Cette fois, j’en enlève deux d’un coup.)
— Hé ! tu triches !
Je secoue la tête.
— Pendant la douche, je dois rester debout au moins cinq minutes, me savonner sur un pied, jouer les équilibristes pendant que je me sèche. C’est une des choses les plus difficiles de ma journée.
Elle baisse tristement la tête, mais commence à se prendre au jeu.
— Tu as déjà jeté presque la moitié de tes cuillères ! Si tu veux en garder assez pour ta journée de cours et le kiné, tu ferais peut-être mieux de sauter le petit déjeuner ?
Je secoue de nouveau la tête.
— Sans repas, pas d’antidouleurs ; sans antidouleurs, je peux jeter toutes les cuillères qu’il me reste.
Elle soupire.
— C’est vrai… Bon, alors, je te conduis au lycée pour t’éviter le bus.
Je souris avec tendresse.
— C’est gentil, mais tu travailles tôt et je ne veux pas te mettre en retard, sinon ton patron va passer ses nerfs sur toi. Je prends le bus. (Deux cuillères finissent leur course sur le canapé.)
Je poursuis la journée comme ça, ôtant une cuillère pour chacune de mes actions, même celles qui semblent les plus anodines. Dans son regard, la tristesse remplace l’amusement fugace qui l’a traversée, alors qu’elle prend conscience de tous les efforts que je dois fournir pour continuer à vivre simplement. Quand j’arrive à la fin des cours, il ne me reste plus que deux cuillères.
— Soizic me propose de boire un chocolat chaud avec elle, mais si je fais ça je n’aurai plus la force de rentrer. Je meurs d’envie de l’accompagner, tu sais ? Mais bon, ma cheville me rappelle que ce n’est pas moi qui choisis. Je refuse. Elle fait la gueule. La routine.
Je serre fort les précieuses cuillères dans ma main.
— Je rentre jusqu’à la maison, je me vautre sur le canapé et je ne bouge plus jusqu’à ton retour.
Je jette les deux dernières cuillères. Kay pousse un petit cri surpris.
— Hé ! tu as kiné, ce soir, comment tu vas faire ?
Je la regarde, je la regarde très fort, comme si ça pouvait lui donner accès à toute la tendresse qui déborde de mon coeur.
— C’est là que tu interviens, dis-je doucement.
Et je lui tends les cuillères que j’avais mises de côté.
— Tu rentres à la maison et tu me racontes ta journée en râlant sur tes collègues. Tu me fais rire, j’oublie ma douleur un instant.
Je lui prends une cuillère des mains.
— Tu me prépares un bain de pied et un goûter pendant que je reste vautrée sur le canapé. (Je lui prends deux cuillères). Je vois bien que tu es crevée, mais tu prends le temps de t’occuper de moi, de rire devant une série débile. Tu sors de ton sac un livre que tu as acheté pour moi à la librairie en rentrant du boulot, ou le jeu vidéo qui me fait de l’œil depuis des semaines. (Je lui reprends les deux dernières cuillères, et ses yeux brillent de fierté.) Tu vois ? dis-je en montrant mes nouveaux ustensiles. Maintenant, je peux aller chez le kiné.
— Je t’emmène ! s’exclame ma sœur, toute joyeuse. Comme ça, tu en auras même une en rab pour regarder un film avec moi ce soir.
Je ris malgré la douleur qui se rappelle à moi, malgré la grimace qui m’échappe alors que je déplace mon pied dans l’eau chaude.
— Tu vois ? C’est ce que je disais. Tu es ma pourvoyeuse officielle de cuillères !
Elle sourit avec douceur, un peu plus consciente de ce que je vis chaque jour.
— T’as quand même des idées bizarres, tu sais ?
— Cette fois, c’est même pas moi, dis-je, toute fière de lui apprendre quelque chose. J’ai lu ça sur le groupe Facebook des douleurs chroniques ; c’est une théorie américaine assez connue, écrite par une fille qui avait le Lupus, et qui voulait expliquer à son amie la façon dont elle vivait au quotidien, sa nécessité de garder sa maladie à l’esprit dans chacun de ses choix. Elle était à la cafétaria… alors elle a expliqué avec ce qu’elle avait sous la main !
— « La théorie de la cuillère », articule ma sœur, songeuse. Ça ne me serait pas venu à l’esprit, mais… je crois que je comprends. Un peu mieux, je veux dire.

16 commentaires:

  1. Tu m'as fait pleurer, avec ton extrait.
    Merci <3

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    1. Oooh... merci à toi. Me voilà toute émue à mon tour <3

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  2. J'ai hâte d'en apprendre encore plus sur ces petites cuillères même si je crois que ça va être très dur pour nous aussi de le lire ! J'en ai déjà les larmes aux yeux.
    Il faudra faire des photos de Cindy avec des oreilles d'elfes :D

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    1. Sans faute ^^
      Et pour le roman, cet aspect du texte n'en est en fait que la moitié : il y a beaucoup de passages plus légers. C'était important pour moi : mon but n'est certainement pas de déprimer, mais au contraire de donner le sourire, même si le sujet en soi est difficile. J'espère que le pari sera réussi ;)
      Merci, en tout cas !

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  3. C'est trop chouette cet extrait. J'avais les larmes aux yeux moi aussi :)

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  4. Je vais me contenter de dire que j'aime beaucoup. C'est très bien écrit (comme toujours avec toi) et puis, y'a un fonds qui me touche =)

    J'attends de lire tout désormais =P

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    1. Oh, merci... Me voilà toute rouge ^^

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  5. Je sens qu'il va me plaire encore plus ce roman ! Dans un tout autre style mais il va être touchant j'en suis sûre !

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    1. Un autre style, oui ! Même si on retrouve le côté "action" dans la moitié du roman que je ne vous ai pas encore montrée ^^ On a un road trip chez les Navajos ;)

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  6. Je suis très contente de voir les modifs dans le bon sens : tu as bien bossé, ma belle !

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    1. Merciii ! C'est grâce à tes super commentaires :)

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  7. C'est un bel extrait qui donne envie de découvrir l'ensemble du roman <3<3<3

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  8. Un extrait qui me donne très envie de découvrir le reste. Un extrait qui m'a déjà émue, je ne connais que trop bien tout ça. Vivement la suite. Bonne semaine.

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    1. Je t'envoie une tonne de cuillères pour la peine. Courage :)
      Et une grosse bise à toi !

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